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    Vadim Isabelle


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  •  Des mots imposés

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    La chambre choisie par tante May s’avérait correspondre totalement aux goûts d’Isabelle

    Cosy, douillette à souhait. Un lit à baldaquin  faisait face à la porte, des oreillers moelleux, un duvet en plumes d’oie, de fins  voilages  le tout cordonné dans des nuances de mauves

    La chambre spacieuse  fleurait bons les meubles   cirés, et un doux parfum de fleurs émanait d’un immense bouquet de fleurs de lys artistiquement déposé sur un magnifique secrétaire à tiroirs ,surement issu d’un antiquaire.

    La coiffeuse en merisier comme les autres éléments  de la pièce faisait face  à la cheminée  qui semblait attendre de grandes flambées. 2 magnifiques et confortables fauteuils aux couleurs chatoyantes vous tendaient les bras, invite à la détente

    May lui avait raconté que jadis des personnes célèbres se réunissaient dans la maison pour le weekend

    Un des anciens propriétaires possédant un siège au Congrès  se targuait d’y réunir des personnages   clefs du gouvernement

      C’était un lieu d’échange international, réunions de vedette de cinéma, journalistes de renom, sénateurs, avocats…. Tout ce petit  monde  avide de pouvoir et de célébrité se devait   d’être vu ici. Certains secrets se disait il s’étaient révélés en confidence sur l’oreiller.

    De quoi faire trembler  certaines carrières, s’ils  avaient été  dévoilés.

    Secrets d’état, secrets d’alcôves, Isabelle sourit

    - Ah si les murs pouvaient parler  se dit elle en se dirigeant vers la porte fenêtre par laquelle on accédait sur un balcon

    La brise fraiche du soir fit voleter ses longs cheveux, elle s’accouda à la balustrade admirant la vue sur le Capitole

     

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    E R P O P O L A G U Y

     

     

    Isabelle restait bouche bée. Jamais lors de sa rencontre des années apparemment avec Stéphane, elle n’aurait imaginé qu’il devienne ce papyrologue réputé dans le monde entier.

    Reparaissant au bout de 10 ans d’absence, ce frileux jeune homme, maniait jalousement  les papyrus avec dextérité et attention.

    Ils s’étaient croisés par hasard, lui dans la lune songeant surement à l’avancée de ses travaux de par cette découverte inattendue, (qu’il partageait avec Isabelle à cette heure trop heureux  de la revoir) ,et elle tout occupée a fourrager dans son sac  à la recherche de son portable.

    Il laissait souvent galoper ses pensées vers des horizons lointains, des contrées anciennes et perdues dans le temps plus que dans l’espace

    Son groupe d’amis, s’avérait restreint depuis plusieurs années, ils avaient tous pris le large après la faculté, lui trop intellectuel et égaré ,dans ce  que certains jugeaient comme des élucubrations de jeune étudiant trop rêveur, et eux dans la course à l’argent, à leur vie tout simplement

    Mais aujourd’hui était un grand jour, royal même, car sa découverte bouleverserait la chronologie historique des pharaons Egyptiens connue jusqu’à ce jour

    Il sourit, un vrai régal.

    Isabelle le regardait déconcertée, il était d’une pâleur opalescente, mais  ses  yeux brillaient d’un éclat intense

    Ces efforts allaient enfin payer, ce serait le prologue à une réussite sans nulle autre pareille

    Elle en était sure, il serait jalousé, porté aux nues tout à la fois. Sans vraiment être une experte, elle saisissait la force de la situation, une petite larme perla, quelle essuya vivement. Comme elle avait aimé ce doux garçon pendant son adolescence, les souvenirs de plage et d’apéro sous la pergola lui revinrent en mémoire. Quel âge avaient-ils?  15 ans ?


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    C’était une histoire incroyable, impossible d’en démêler l’écheveau. Comment une telle chose avait elle pu se produire

    Sa secrétaire était formelle. Elle l’avait déposée elle-même sur son bureau, de cela pas une heure, et ce bien en vue

    Vadim vociférait dans les couleurs du 5° eme étage. Ses yeux gris virant vers des teintes orageuses

    Malgré toutes les recherches, une fouille méthode de fond en comble, des bureaux, cagibis, affaires personnelles des employées, l’objet du délit demeurait introuvable

    Tout le monde semblait donner dans le Phébus, terrorisé par cet accès de colère

    Seule Florence, sa collaboratrice conservait son calme et pour cause. Personne ne pouvait pénétrer dans le bureau du boss sans l’aval de Lucette, la dévouée et loyale Lucette, digne de confiance de surcroit

    - Tu me semble un peu surmené ces temps ci

    - Crains tu quelle dise non ?

    Vadim sursauta, debout devant la porte de son bureau, les mains sur les hanches, il avait desserré le col de sa chemise blanche, ses cheveux noirs étaient en bataille, une barbe naissante ombrait ses joues, surpris par sa présence à ses cotés

    Il soupira comme un petit garçon pris en faute

    Face à lui Florence lui tapota doucement l’épaule en signe de réconfort

    Du menton, elle désigna son veston

    - Tu as regardé dans tes poches ?

    C’était impensable, il avait hurlé comme un dément, terrorisé ses stagiaires, jeté la suspicion dans sa brigade.

    Il croisa le regard courroucé de Lucette, malgré toute son affection, elle était furieuse qu’il ait douté de quiconque

    Cette Isabelle lui faisait perdre la tête, le déconcentrant de ses responsabilités professionnelles

    Elle l’avait surpris à maintes fois, au téléphone, un sourire beat sur les lèvres

    Tournant les talons elle rejoignit son poste tandis que Florence tapant des mains lançait à la cantonade chuchotant dans les couloirs

    - Allez tous au boulot, trêve de pauses stériles. Et oui le boss est amoureux. Ça arrive au meilleur d’entre nous et pour cette raison nous allons oublier tous cet incident.


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    Isabelle ne décolérait pas et ce à en faire trembler les murs

    Elle avait beau se raisonner et se dire que c’était beaucoup de bruit pour rien

    Rien n’y faisait

    Tout le monde rasait les murs à son approche. Mais  de par son perfectionnisme et ses qualités, générosité, droiture et d’honnêteté (sa façon d’être tout simplement au boulot et dans sa vie quo tienne) Isabelle ne pouvait tolérer de telles attitudes

    C’était inimaginable, honteux, inqualifiable.

    Comment ces personnes  quelle respectaient plus que tout, pouvaient se comporter de la sorte

    Certaines étaient ses amies, elle pensait les connaitre, elle s’était reconnue en elles, c’est pourquoi des liens amicaux s’étaient tissés, partageant les même idées, les même gouts.

    Depuis que la petite Ludivine les avait rejoints dans l’équipe tout était parti à vau l’eau

    Cette jeune fille 22ans  possédant à son actif, une  beauté renversante  à crinière de lion flamboyante Elle  minaudait certes, posant beaucoup de questions, usant de son  physique ravageur, faisant tourner toutes les têtes, d’hommes bien sur.

    Mais nul ne prenait  au sérieux cette petite stagiaire, la réclamait pour des broutilles, juste pour la voir s’installer dans leur fauteuil et baver sur sa poitrine quelle arborait fièrement

    La grâce des 20 ans.

    Quand  aux femmes, les 1000 adjectifs dont elles l’attribuaient, dénotaient une jalousie et une crainte non dissimulée de se laisser déposséder, d’être mises au rencart

    Pourtant tout le monde sait que beauté n’est qu’une image fardée

    Mais quelle honte de nos jours  de se fier aux apparences.

    Car en réalité Ludivine était très talentueuse, persévérante au travail, intelligente et loin d’être la tête de linotte  que tous souhaitaient croire. Ses  compétences et ses qualités de travail devraient les inquiéter et pas le reste De fait personne n’avait  tenté de la connaître

    C’est après  plusieurs petites pauses repas  qu’Isabelle avait pu voir derrière l’habit de lumière de cette juste post adolescente  sa vraie personnalité.

    De par sa finesse d’esprit, la jeune fille elle, avait très vite saisi la situation et avoué en jouer

    - A quoi bon , lui avait elle dit un jour haussant les épaules, c’est la nature humaine, ils te regardent avec les yeux et non avec le cœur, ainsi voient que ce qu’ils veuillent au point de s’en persuader, peu possèdent tes qualités Isabelle et désirent connaître ce qui se cache derrière le miroir.

    Le mieux c’est de bien faire et de laisser dire et puis à chaque jour suffit sa peine

    Conclut-elle en riant

    Isabelle de se dire ne petto : elle est bien plus philosophe que moi

     

     


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