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    Pour Violette

     

    Il ne cessait de faire le zouave depuis des heures.

    - A ce train d’enfer, c’est clair il ne ferait pas long feu se disait Lucille, surveillant  Nicolas du coin de œil

    Son frère  s’empêtrait parfois dans des situations inextricables,

    Une fois de plus sa mère  n’apprécierait guère (un euphémisme) de le voir rentrer fin saoul.

    Pas un jour sans  disputes interminables, des hurlements, des pleurs, des avertissements désespérés et vains, quelle forte tête il était, rien ne le faisait jamais céder.

    Jeanne réprouvait ses fréquentations, son style gothique, les tenues hallucinantes, les visages fardés de blanc, les lèvres  ourlées de noir et tout à l’avenant composant ce penchant pour le morbide.

    Lucille plus jeune que son frère, n’appréciait guère non plus les amis de Nicolas, elle admirait plutôt les jeunes élégants au physique de rêve ressemblant à ses vedettes de cinéma préférées comme Ian Somerhalder.

    Pour l’heure  elle se préoccupait plus de son frère se demandant comment le sortir de là sans l’intervention de sa mère et la sempiternelle dispute qui se profilait à horizon.

    Elle s’effrayait de le voir filer du mauvais coton. Ne lui restait plus qu’à requérir l’aide de tante Isabelle, de toute façon personne ici ne se trouvait en état de conduire , et elle bien trop jeune pour tenir le rôle de Sam

     

     

    Forte tête

     


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     C’était l’instant  de la journée quelle détestait le plus.

    Juste ce moment,entre chien et loup, ni jour ni point la nuit encore.

    Ce temps court de toutes les ombres

    A l’instar des enfants  qui s’angoissent à l’arrivée de  nuit, Isabelle se trouvait toujours tendue à cette heure, particulièrement  lorsqu’elle se trouvait hors de chez elle.

    Aussi s’emballait-elle facilement pour des riens, des choses qui n’auraient point pris cette importance à d’autres moments de la journée. Elle ne se l’expliquait pas

    De plus elle se savait soupe au lait, mais ne l’aurait admis pour rien au monde. Mais à en faire un tel esclandre !

    Vadim l’a regardait éberlué

    - Quoi ? Lui lança telle en criant presque toujours sur le coup de l’énervement

    Vadim soupira ,s’abstint de tout commentaire, il ne souhaitait pas être le sujet de sa fureur, qu’il ne comprenait pas d’ailleurs

    D’accord Roger dépassait souvent les bornes se pavanant fier comme un coq et débitant parfois tout un tas d’âneries et souvent très maladroit, mais cette réaction d’Isabelle s’avérait disproportionnée songea t il in petto.

    Isabelle en attente d’un réconfort  qui ne vint pas tourna les talons en lançant :

    - puisque c’est comme çà …

    Et fila s’enfermer dans sa chambre tout en  se disant quelle se comportait comme une gamine


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