• Elvira ma douce

     

     

     

     

     

    Pourquoi n’ais je pas écouté mon instinct. Je n’aurais jamais du ignorer ces signes. Ce picotement qui parcourait ma colonne vertébrale, dès que je les voyais ensemble, ce poids dans l’estomac, cette sensation persistante de malaise Mais comment empêcher Elvira, de fréquenter cet abruti de Ronald, tout auréolé de sa gloire naissante, toutes les filles sont subjuguées par ce mec et son physique de Dieu du stade. Et moi pauvre mec sur la touche, depuis mon accident, je n’ai plus la cote bien sur. Mais qu’elle importance. Je souhaite juste que mon amie de toujours ne me considère pas comme un frère, mais qu’elle voit en moi celui que je suis, un jeune homme qui l’aime, et décrocherait la lune pour elle. Je la décroche déjà, mais elle rit de toutes mes attentions qu’elle trouve touchantes, bien sur.
    Je veille sur elle, depuis que nous sommes hauts comme trois pommes, depuis le jour, ou cet abruti de Ronald, oui ce même Ronald, déjà violent à l’époque l’a poussé du toboggan pour prendre sa place, nous avions 4 ans Je l’ai consolée et offert mon gouter. Le début d’une belle aventure.
    Aujourd’hui à 20 ans, elle me confie, ses peines de cœur, ses secrets les plus intimes, me demande mon avis sur les mecs avec qui elle sort. Mais depuis le début d’année, elle ne tient plus compte d’aucun de mes conseils, j’ai donc cessé de dénigrer les idiots qui lui tournent autour, et je la laisse faire ses propres expériences et surtout j’espère. Et non, je ne désespère pas qu’un jour…
    Ce soir, je me suis tenu sur mes gardes plus que jamais. Elvira était sublime dans sa robe de bal, le haut noir de sa robe vaporeuse, d’un bleu électrique assorti à ses yeux, mettait en valeur sa fine silhouette et sa généreuse poitrine. Ses boucles soyeuses qu’elle avait laissée libres, tombaient en cascade sur ses épaules dénudées, jusqu’au bas de ses reins, une légère ombre à paupières et une touche de mascara faisait ressortir ses yeux bleus qui brillaient d’excitation. J’étais passé chez elle, bien que je ne sois pas son cavalier pour la soirée, elle m’avait appelé une demi-heure plus tot, souhaitant que je sois le premier à la voir, en réalité pour que je la rassure sur sa tenue. Malgré sa beauté et son charisme incontestable Elvira manque de confiance en elle, ce qui m’attriste énormément.
    Elle m’a sourit, de ce sourire ravageur qui me fait fondre, a lissé ma chemise noire, et m’a taquiné sur mon élégance, il serait évident que Louise serait séduite.
    J’ai soupiré
    Ah ma douce, c’est toi et uniquement toi que je souhaite séduire. Mais bien sur je n’ai rien dit.
    J’étais donc là quand Ronald est venu la chercher, j’ai vu le regard concupiscent qu’il a posé sur elle, il n’était pas encore ivre, mais j’ai deviné qu’il avait pris de l’avance. Mon corps a réagit aussitôt, à nouveau ces picotements le long de ma colonne vertébrale, tout sonnait l’alerte, mais je l’ai laissé partir avec ce mec que je déteste le plus au monde. Oui avec le pire mec qu’Elvira s’était choisi comme petit copain jusqu’à ce jour.
    Son choix ! Un très, très mauvais choix de mon point de vue, et les événements le prouvent.
    C’est au bras de son beau ténébreux, qu’elle se rendit donc au bal de fin d’année, soirée où je la rejoignit après être allé chercher Louise.
    Je gardais un œil sur elle, plus que d’habitude, j'avais détesté la manière dont Ronald l’avait reluquée. Pour autant je n'imaginais pas que mes doutes seraient en dessous de ce que Ronald avait prévu.
    Quand j’y songe, je frémis de rage et de frayeur à ce qui aurait bien pu se produire., si je n'étais pas intervenu.
    Pour l’heure, je savoure l’instant présent.
    Elle est là abandonnée dans mes bras, les yeux mis clos, somnolente à cause de la drogue, que ce monstre a glissé dans son verre, une chance que je les ais épiés. Elle a glissé un de ses bras autour de mon cou, son autre main est posée sur ma poitrine, mon cœur bat la chamade, encore plus que de coutume, lorsqu’elle me touche. Son visage est juste à quelques centimètres du mien, je sens son parfum doux et fruité, nos nez se sont frôlés quand je l’ai prise dans mes bras après l’avoir arrachée à ceux de Ronald tout à l’heure. J’aurais pu, je pourrais l’embrasser, ses lèvres douces et nacrées m’attirent. Je rêve depuis si longtemps de gouter à cette bouche tentatrice, franchir cette dernière barrière intime, car je connais tout d’elle, de son corps, qu’elle exhibe devant moi sans retenue, en toute confiance, ses secrets, ses peurs et ses rêves …. Il ne me reste qu’à découvrir la saveur de ses lèvres. Si j’osais.
    Si j’osais ma douce, te révéler à quel point je t'aime , et ce ,depuis si longtemps, si j’osais te raconter  toutes mes propres peurs et mes rêves, ceux que je te tais de crainte de te faire fuir. Parce que je t'aime , ma douce, plus que tout au monde et que mon  plus grand rêve est que cet amour soit partagé.

     

    ©MBCRéas   

     

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  • Commentaires

    1
    Patpepette
    Samedi 26 Septembre 2015 à 18:49
    Superbe, une autre interprétation que la mienne mais toute aussi romantique BRAVO !!!
    2
    Dimanche 27 Septembre 2015 à 14:20
    colettedc

    Mille bravos Maribel !

    Magnifique interprétation de cette image,

    on ne peut faire mieux !

    Bonne poursuite de ce dimanche !

    Bises♥ 

    3
    Lundi 28 Septembre 2015 à 11:08

    un beau texte

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