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    Début d' année   

    chez Christine

    avec

      

    E A N I H I P P E

     

    Dans quelques jours l’Epiphanie, une autre de ces fêtes religieuses , pour lui paien sans foi ni loi  comme disait Mamie Iabel ( euh non pas paien ,athée, agnostique plutôt )

    Pour Vadim enfant, journée gourmande , avec ses distributions de friandises et cette fabuleuse galette de rois que cuisinant sa grand-mère et de merveilleux instants de bonheur Souvenirs de la grande table avec sa belle nappe blanche brodée ,les verres en cristal étincelants , cette belle vaisselle que l’on ne sortait que pour les grandes occasion

    Bien sur Noël se fêtait comme il se doit, mais pour sa grande mère aux origines espagnoles les cadeaux se distribuaient le jour des Rois. Sa madeleine de Proust, la galette et il se trouvait renvoyé à ces merveilleuses journées

    Mamie Isabel, nippée comme une princesse présidait la table, il fallait s’approcher d’elle en apnée, les effluves de son lourd parfum entêtant, celui des fêtes mêlé, vous prenant à la gorge

    Avec ses cousins ils se moquaient de cet accoutrement bizarre (les enfants sont cruels parfois) elle fronçait les sourcils, consciente de leur moqueries, peinée mais cela ne durait pas

    Mamy Isabel la bonté même, tolérante comme peu, douce aimante, ne connaissant pas la haine marmonnait dans sa barbe quelques mots en espagnol qu’ils ne saisissaient pas.

    Elle tapait dans ses mains et que la fête commence par la distribution de cadeaux à ces petits monstres puis nous dégusteront la tarte nappée au chocolat chaud .Plus personne ne pipai(t) mot

    Epiphanie

     

     


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  • Jeux de lettres de Christine

     

     

     

    Cette exposition sur les métiers d’autrefois s’étendait sur les deux étages de la maison de famille.

    Ludovic récoltait depuis de nombreuses années mille objets et se passionnait pour ces métiers aujourd’hui inexistants

    Il s’était plu  à entasser de la cave au grenier pendant de nombreuses années au grand dam de sa femme Hortense.

    Aujourd’hui il jubilait, cette exposition reconnue dans les recoins de l’hexagone attirait une foule tous les jours plus nombreuse.

    Sur la terrasse ombragée,ils fêtaient enfin ce succès tant attendu .De nombreux notables de la ville et de nombreux journalistes , telle une nuée de mouches avides s’étaient précipités sur le buffet des ouverture des festivités.

    La table richement ornée d’objets anciens, regorgeait de victuailles et l’on pouvait noter que nombreux les invités s’intéressaient plus au contenu de leurs assiettes, qu’au petit speech d’introduction expliquant le métier d’atourneresse et de celui d’apothicaire (entre autres) que Ludovic évoquait avec passion .Malheureusement assené sur ton austère. Ludovic n’était point un homme de discours. Tout ému, des gestes grandiloquents, il renverse malencontreusement un vase contenant un bouquet d’asters sur madame la Mairesse qui hoquète de stupeur, des louboutins en daim à 700 euros !!

    Isabelle et Vadim sirotant leur sauternes et dégustant des petites tranches jambon d’Aoste dans un petit coin reculé, assistent au spectacle amusé. Le pauvre Ludovic ne cache pas son embarras, Isabelle se trouve peinée pour lui, elle apprécie cet homme simple au grand cœur pas très à l’aise avec les mondanités et cette arène mondaine.

    Elle espère que madame la Mairesse n’osera pas l’invectiver devant tout le monde, elle en serait mortifiée pour son ami Ludovic. Mais elle se rassure vite, la première conseillère municipale vient vite tempérer la situation avec son talent de diplomate.

     

    © MBCRéas

     

    Atourneresse

     

     

     


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    Pour atelier de Christine

     

    B S N A E E N TC I

     

    Après cette  si longue absence, ce mois d’abstinence forcée, Isabelle est toute émoustillée en songeant à ses retrouvailles avec Vadim.

    Les souvenirs anciens l’assaillent, elle en frémit, son corps garde en mémoire les caresses, les baisers, les gestes tendres de son amant sur sa peau satinée, les mots tendres, les mots crus lorsqu’ils baisent

    Oups ce n’est pas bienséant d'y songer, sa mère en ferait une attaque

    Mais qu’importe ce quelle ignore, ne peut l’affecter n’est ce pas. Les ainées n’abordent jamais ces sujets.

    Isabelle glousse intérieurement, au cours de l’année elle et Vadim ont fait l’amour comme des bêtes, que c’est vulgaire ! Mais si jouissif !

    Hâte de remettre çà dans des endroits insolites (elle se souvient de la fois dans la cabine de l’ascenseur), stimulants Avant sa rencontre avec son bel éphèbe, ses relations amoureuses s’avéraient être plutôt calmes et fades. Avec Vadim elle découvre son corps, elle se sent belle enfin après tant d’années de mal être, pour lui elle ose, se dévoile.

    Aussi se prépare t elle pour son rendez vous avec application. Sa robe rouge (sa préférée) attend sur un cintre de sa penderie. ses dessous , un soutien gorge qui mettra sa poitrine en valeur avec le string assorti (a moins qu’elle ose ne pas en mettre) sont étalés sur son lit .Ses Louboutins dorés et sa pochette compléteront sa tenue.

    Elle a relevé ses cheveux en un très lourd chignon, laissant échapper quelques mèches folles pour atténuer le coté sage. Ses verts pétillent signes de son excitation. Dans quelques minutes elle sera prête bien trop tot, aussi elle patientera en prenant une tisane, à moins quelle n’opte pour un verre de whisky afin de diminuer sa nervosité

     

     

    Abstinence

     

     


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  • ANATOCISME

     

    T I A E M O C A S N

     

     Chez Christine

     

    Anatocisme

     

    Leur plus grand client possède plusieurs comptes, dont un aux îles caïmans. Pourtant en retard dans ses remboursements, la clause d’anatocisme de son contrat risque de mettre à mal ses finances, c’est pourquoi toute l’équipe est sur les dents. Trouver un codicille, un moratoire, dans le contrat pour l’invalider.

    Mais Vadim est incapable de se concentrer, Lucette sa secrétaire agacée de le rappeler à l’ordre discrètement par des petits coups de pied discrets, lui jette un regard noir

    Cette femme est une sainte, se dit Vadim conscient qu’il est impossible depuis quelques jours, je me demande comment elle peut me supporter. Mais rien n’y fait, il a rendez vous avec Isabelle et espère une réconciliation. Il a, à cette heure ,l’aspect d’un minot en attente de la récré.

    Lucette est excédée maintenant, à maintes reprises utilisé toutes les astuces pour attirer l’attention de son patron et le ramener parmi eux.

    Vadim est un excellent stratège habituellement, ses compétences sont indispensables dans ce contrat

    Lucette se demande si les autres participants sont conscients du désintérêt de Vadim pour les actions, titres, codicilles principal sujet de cette réunion.

    Lucette ferme son bloc note violemment, tout le monde sursaute, témoins d’un comportement inhabituel chez cette secrétaire exemplaire, posée, calme, efficace

    L’orage menaçait il vrai, Vadim en a conscience, tous ces signaux qu'elle lui envoit depuis 1 heure

    Mais Vadim est loin, il se fait  son cinéma, voyage en Toscane avec son amante.

    Il sursaute donc prenant acte de la situation, Lucette a quitté la salle claquant la porte.

    - Mince alors, je crois que nous sommes tous épuisés lance t’il un grand sourire aux lèvres.

    Il se lève .

    -Clôturons la séance et il tourne les talons à son tour laissant tout le monde ébahi.

    Le boss, ce bourreau de travail abandonnant une affaire pas réglée ? Incroyable

     

     

    ANATOCISME

     


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  •   Pour Christine

      

    X X X K K H H H H P B T S N E E E E E A A A O O O O I I I 

     

    image du net 

     

     et bien c'est pas gagné de le caser

    OK suis pas obligé je sais

    et merci a l'aide qui m'a été apportée

     

    pour le trouver

     

    Hexakosioihexekontahexaphobie

     

    C’était l’apothéose pour Isabelle, elle n’aurait jamais imaginé un seul instant que la situation vire au cauchemar.

    Une simple visite de galerie  d’art !

    Malgré son ton apaisant, elle ne parvenait à calmer ce bel éphèbe à chevelure ébène qui s’était joint au groupe de ses amies Abandonnée par ses ainées, après un petit clin œil discret (elle saisissait maintenant qu’ils envisageaient de la caser avec le jeune homme lui laissant un peu d’intimité, elle semblait si malheureuse depuis sa rupture avec Vadim), elle se retrouvait là désemparée

    Agité, nerveux, ne tenant en place, nulle apathie dans son regard mais une sourde angoisse perlait de ses pores et il lançait des regards effrayés autour de lui, détournant les yeux des tapisseries murales couvertes de 666, et d’autres graffitis

    Il fini par lui avouer qu’il était atteint

    d 'Hexakosioihexekontahexaphobie

    Elle le regarda éberluée, premièrement jamais elle n’aurait pu prononcer sans hésitation un nom pareil et deuxièmement, elle ignorait quelle phobie il pouvait évoquer, quoiqu’il semble évident que les figures cabalistiques de la salle le déstabilise

    Il parvint à le lui expliquer non sans mal, tout son corps sursautant au moindre bruit

    La salle était comble

    Cette exposition dans cette demeure inhabitée, qu’elle fini par trouver lugubre désormais s’avérait cependant un franc succès

    Le thème fantasmagorique et diabolique choisi par Guillain attirait un public curieux et passionné

    Brusquement Isabelle trouva l’atmosphère dérangeante, Ulric en subissait les conséquences de manière physique, il fut violemment pris d’épistaxis, sa chemise de baptiste blanche se trouvait constellée de petites taches rouges

    Un joueur de saxophone entama une mélodie, tandis qu’une jeune femme en bikini rouge servait des boissons aux invités

    Elle leur proposa un petit verre d’absinthe Rendue nerveuse par le comportement perturbant d’Ulric elle pianota sur le comptoir en zinc auquel elle était accoudée jetant des regards autour d’elle à la recherche de ses amis

    Ne les voyants pas, elle sortit son téléphone portable de son sac et envoya un message à Marie espérant que dans ce brouhaha, elle entendrait son appel au secours, levant la tête elle vit la petite bande à 2 pas d’elle en contemplation devant l’œuvre, clou du spectacle de Guillain quelle avait elle même admiré quelques temps plus tôt et qui comme Ulric l’avait ébranlée, et émue mais d’une toute autre manière

    Elle se précipita vers eux laissant un Ulric inapaisé, lui jetant des regards fréquents tandis quelle fendait la foule pour rejoindre Anne et Marie

    La seule solution pour sortir Ulric au plus vite, peut être même devraient ils appeler les secours

     

      


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