• Juste un défi entre nous

     

    Suite à une rencontre insolite dans laquelle Meg, s'est trouvé voyeuse malgré elle, elle va faire la connaissance de Nikki, playboy qui entretient une liaison passionnelle avec Suzie la femme de Robert, son meilleur ami. Meg que son petit ami Paul vient de quitter pour une jeune femme plus extravertie est une belle jeune femme en manque de confiance en elle. Ayant reçue une éducation très conventionnelle dans un pensionnat catholique, de nombreux sujets sont tabous pour elle. A 25 ans elle est loin de ressembler à toutes les femmes libérées de sa génération, sujette à des angoisses incompréhensibles qui l'empêchent d'avoir des relations durables avec les hommes, alors qu'elle ne rêve que d'une vie de couple à l'image de celle d' Eléonore sa meilleure amie et sœur de cœur Nikki est un homme à femmes, aucune ne lui résiste, sa relation la plus longue est celle qu'il entretient avec Suzie purement basée sur du sexe. Suzie est une tornade, addict à Nikki son amant. Tout commence comme un jeu et entrainera les deux jeunes gens dans une relation compliquée et parfois destructrice. Meg se brulera-t-elle les plumes ? Ou bien Nikki sera-t-il pris à son propre jeu?

     

     

     Chapitre 1 : Un jour pas comme les autres

     

    Je commençais très sérieusement à regretter d'être là.

    Comme si tu avais eu le choix

    Eleonore était ma meilleure amie et j'adorais Nina, cette enfant et son doux regard aussi bleu que celui de sa mère me faisait fondre dès qu'elle me regardait. Du haut de ses deux ans, elle vous menait par le bout du nez. Aujourd'hui la petite princesse était au centre de la fête : son baptême. Et j'étais la marraine.

    Ce n'est pas commun de faire un baptême aussi tardif mais Eleonore avait décrété que sa fille devait profiter de cette belle journée au même titre que les adultes et nous n'étions plus au siècle dernier.Pour cette circonstance elle avait loué une ancienne colonie de vacances au milieu de nulle part

    Les réjouissances se prolongeraient sur deux jours, fête jusqu'au bout de la nuit et nuitées gratuites dans les dortoirs reconvertis pour certains en chambres plus petites. Ouf je ne me voyais pas dormir avec plusieurs personnes particulièrement éméchées. Éléonore connaissant ma timidité je partagerais ma chambre avec deux de nos amies, Élisa et Florence célibataires comme moi. Enfin j'espérais qu'elles ne mettent pas le grappin sur certains mecs célibataires qu'on nous avait présentés et quelles ne les inviteraient pas à partager leurs lits. Personnellement je n'étais pas du tout du genre à partager le mien juste pour une nuit avec un total inconnu. Oui Éléonore me conseillais sans cesse de me lâcher, j'avais bien essayé depuis que Paul m'avait quittée en me traitant de frigide, mais ma première tentative s'était avérée une monumentale erreur. Après tout Paul avait peut être raison, je devais peut être me faire soigner, je n'éprouvais que de désagréables sensations et j'accomplissais simplement mon devoir avec hâte que çà se termine, en simulant la plupart du temps.

    Je soupirais en songeant à nos derniers ébats, Paul tentant de me convaincre sur une certaine pratique sexuelle et moi horrifiée. Une dispute mémorable s'en était suivie, il m'avait abandonnée, humiliée par ses propos cinglants et grossiers en me jetant hors de chez lui à 3 heures du matin.

    Je sentis les yeux me picoter à ce douloureux souvenir, autour de moi tout le monde semblait terriblement s'amuser, personne ne me prêtait attention. J'en avais l'habitude, depuis toujours je me tenais en retrait et mon langage corporel n'incitait certainement pas à des rapprochements, je devais bien le reconnaître.

    Nous étions dehors, une légère brise estivale soulevait les nappes blanches des tables dressées pour le repas qui allait suivre cet apéritif sans fin. La décoration était magnifique grâce au talent d'Éléonore. Un mélange de brun et de vert anis, des jetés de tables en toile de jute, des fleurs des champs dans des bouteilles d'eau et des petites ardoises avec le nom des familles, tout était décliné sur le thème de la fête. Sous un grand chapiteau le bar retenait l'attention, boissons et victuailles de toutes sortes, tapenades, crème de petits pois, anchois et canapés divers, attiraient les invités assoiffés et affamés après cette cérémonie interminable.

    Les groupes s'étaient formés, les amis d'Éléonore d'un coté, sa famille et celle de Ludovic d'un autre, tandis que les enfants, pris en charge par des animateurs s'égaillaient dans le champ voisin où châteaux gonflables et trampolines les tiendraient occupés pendant un bon moment permettant ainsi aux parents de prendre un peu de temps pour soi.

    Oui Éléonore était une organisatrice hors pair, et je lui disais souvent qu'elle devrait profiter de ces talents pour faire de l'événementiel. Mais elle préférait juste les partager avec sa famille lors de diverses occasions festives, arguant que de toute manière elle n'avait pas de temps pour çà.

    Il est vrai qu'être mère et épouse à temps complet l'occupait énormément, mais elle adorait ce statut. Je dois avouer que je l'enviai un peu.

    Alors que je rêvassais en sirotant mon cocktail, mon regard croisa celui de Paul, oui il n'avait pas été possible de l'éviter, Paul étant le cousin de Ludovic, c'était d'ailleurs ce dernier qui nous avait présentés lors du dernier anniversaire d'Eleanor six mois plus tôt. On ne peut pas dire que notre liaison ait duré très longtemps. Bizarrement sa présence ne m'affectait pas, bien que notre rupture ne date que d'un mois à peine. Et ce même en découvrant qu'il m'avait déjà remplacée alors qu'il m'adressait un petit sourire narquois puis embrassa goulument la plantureuse blonde accrochée à son bras.

    Au même instant Éléonore passant de groupe en groupe me repéra, elle leva son verre vers moi trinquant à distance en me souriant, puis glissant le bras sous celui de son mari elle l'embrassa tendrement

    Je devrais me sentir heureuse, partager ce moment de bonheur avec mes amis, ma famille, je connaissais tout le monde ici, Éléonore et moi nous  nous connaissions depuis toujours, j'avais passé presque autant de temps chez elle que chez moi et ce depuis ma naissance.

    Nos parents se fréquentaient depuis bien plus longtemps encore, maman fut le témoin de celle de mon amie le jour de leur mariage, comme je fus moi même celui d'Éléonore. Lucille, devint comme une mère pour moi quand la mienne ne pût plus tenir ce rôle, clouée sur son lit d'hôpital jusqu'à ce que ce fichu cancer l'emporte. J'avais tout juste, dix ans. Éléonore deux ans de plus, prit la place de la sœur que je n'avais pas eue. Mon père accablé de chagrin ne parvint jamais à faire le deuil de sa femme adorée, mais resta un père exceptionnel, malgré le fait que je passais plus  de temps dans mon pensionnat que chez nous. Il m'avait quitté à son tour victime d'un chauffard ivre deux ans plutôt Il me manquait terriblement.

    A nouveau j'eus les larmes aux yeux. Bon sang mais qu'est ce qu'il clochait chez moi. Pourquoi diable me sentais je aussi mal ? je n'arrivais pas à cerner les raisons de ce malaise.

    Oui Paul m'avait quitté, ce n'était pas la fin du monde, mes parents aussi, surement plus douloureux en ces journées festives qu'ils auraient grandement appréciés de partager avec leurs meilleurs amis, c'est sur. Non vraiment c'était quelque chose d'autre, comme un nœud qui me prenait les tripes quand quelque chose allait me tomber de dessus, le plus souvent une catastrophe et je n'aimais pas cette impression, ce pressentiment, mais pas du tout.

    Le bruit de fond grondait à mes oreilles, au point d'en devenir désagréable, il fallait que je m'isole un instant.

    Je posais mon verre sur une des petites tables autour du bar, souris, pour rassurer Éléonore qui me regardait alors que je  passais près d'elle et m'avançais d'un pas décidé vers la bâtisse. Dans la salle principale transformée en salle de détente, des adolescents avachis sur des canapés pianotaient sur leur portables, tandis que d'autres jouaient au Ping-pong, au billard..., ici encore que du bruit.

    Je saisis mon portable dans mon sac, il ne me restait qu'à trouver un coin tranquille, je me calmerais en bouquinant sur mon Android puis une fois l'angoisse passée je retournerais à la fête, je le devais, j'étais la marraine après tout.Je connaissais l'endroit, j'étais déjà venue avec Elo, je trouverais surement une des petites pièces vides coté sud, ou sur la terrasse, nous avions installé quelques fauteuils en osier pour ceux qui souhaitaient prendre le soleil.

    - Flute pestais-je, je n'étais pas la seule à rechercher le calme apparemment, quelques couples d'ados se bécotaient partageant le même fauteuil tandis qu'un jeune garçon imperturbable bouquinait dans un autre prés d'eux, quand à la terrasse, l'arrosage automatique de la pelouse juste devant, avait du être mal réglée, les fauteuils étaient trempés.

    Je fis demi-tour et me rabattis sur la pseudo cuisine. De taille moyenne elle servait aussi de salle pour déjeuner, un grand comptoir assez haut servait de table, tout autour des tabourets, à gauche de la porte le plan de travail et l'évier, en face plusieurs frigos et un autre  plan de travail plus petit, avec cafetière et grille pain.Ce n'était pas la pièce idéale pour venir bouquiner, me jucher sur un tabouret ne me semblait pas très confortable, et du coup malgré ma robe et mes escarpins, je décidais de m'asseoir par terre.J'y posais plusieurs torchons propres que je récupérais dans un tiroir et m'y installais en tailleur contre le mur face à l'évier. Personne ne pouvait me voir de l'entrée.Je lisais depuis un petit quart d'heure, quand la porte de la cuisine s'ouvrit et un couple pénétra dans la pièce.J'entendis la fille glousser, tandis que son partenaire la poussait vivement contre la porte qu'il refermait d'un coup de pied. Je ne voyais pas leurs visages de ma place, je m'accroupis prête à me relever pour signaler ma présence, mais interrompis mon geste scotchée par le spectacle.Par-dessous la table je voyais l'homme relever la robe de la fille jusqu'à sa taille, elle ne portait pas de sous vêtements, tandis qu'il l'a caressait, elle défît la ceinture de son pantalon et j'assistais incrédule à la scène.

     

    ©MBCRéas

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 7 Août 2016 à 21:42
    colettedc

    J'ai fait aussi le détour par ici !

    Bonne fin de journée !

    Bisous♥

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