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    E T V D I E U LN A I A R

     

    les lettres proposées

    par Christine

    et voilà le résultat

     

    Valetudinaire

     

    Vadim se trouvait tendu et une sourde angoisse l’étreignait constamment ces derniers temps. Son ami  d’enfance Charles, valétudinaire et névrosé de surcroit, se trouvait hospitalisé depuis  hier en réanimation de l’Hôtel Dieu.  L’équipe médicale  s’avérait être peu liante, force de reconnaître que de pas être membre de la famille posait problème afin d’obtenir des nouvelles, et de ce fait, souvent, éludait les questions.

     

    Inutile d’insister car aucune approche ne se trouvait être la bonne. Désespérant d’être le témoin de sa dégradation, de le découvrir plus  livide chaque jour davantage

     

    Un adulte, dans la force de l’âge, mais bien trop jeune pour quitter ce monde, devenu une petite chose toute rabougrie sur son lit d’hôpital. Devant lui Vadim se composait un visage serein, poussant jusqu’à plaisanter, évoquant leurs souvenirs de jeunesse  comme la fois ou ce bel éphèbe  italien l’avait trouvé fort à son gout,, et Charles  horrifié d'une telle proposition, lui qui aimaient tant les femmes !

     

    D’ailleurs les filles l’adulait, elles évaluaient leur chance de succès entre elles, supputant laquelle serait l’élue, jouant de leur éventail de charmes pour le séduire.

     

    Si Vadim s’était trouvé audité sur le nombre de filles que Charles avait eu la bonne fortune de séduire (baisé langage  plutôt vulgaire mais plus approprié) il n’en aurait rien dévoilé même s’il en avait su le nombre exact, ils étaient jeunes , séduisants et les jeunes filles  toujours consentantes et fières de s’exhiber à leurs bras  même pour un temps très court .Ils étaient empli de vanité, et bien prétentieux. D’une autosuffisance et de  bassesse inouies, se  moquant de la laide, coupables de  mille vilénies, s’élevant jusqu’ à un niveau de bêtise et de méchanceté incroyables, il l’avait réalisé récemment, depuis son coup de foudre pour Isabelle

     

    Valetudinaire

     


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     C’était l’instant  de la journée quelle détestait le plus.

    Juste ce moment,entre chien et loup, ni jour ni point la nuit encore.

    Ce temps court de toutes les ombres

    A l’instar des enfants  qui s’angoissent à l’arrivée de  nuit, Isabelle se trouvait toujours tendue à cette heure, particulièrement  lorsqu’elle se trouvait hors de chez elle.

    Aussi s’emballait-elle facilement pour des riens, des choses qui n’auraient point pris cette importance à d’autres moments de la journée. Elle ne se l’expliquait pas

    De plus elle se savait soupe au lait, mais ne l’aurait admis pour rien au monde. Mais à en faire un tel esclandre !

    Vadim l’a regardait éberlué

    - Quoi ? Lui lança telle en criant presque toujours sur le coup de l’énervement

    Vadim soupira ,s’abstint de tout commentaire, il ne souhaitait pas être le sujet de sa fureur, qu’il ne comprenait pas d’ailleurs

    D’accord Roger dépassait souvent les bornes se pavanant fier comme un coq et débitant parfois tout un tas d’âneries et souvent très maladroit, mais cette réaction d’Isabelle s’avérait disproportionnée songea t il in petto.

    Isabelle en attente d’un réconfort  qui ne vint pas tourna les talons en lançant :

    - puisque c’est comme çà …

    Et fila s’enfermer dans sa chambre tout en  se disant quelle se comportait comme une gamine


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    Relai d'Olivia pour jeux de plumes par Asphodèle

    Les Mots :

    angoisse, silence, assourdissant, rue, paix, musique, exister, ténèbres, se ressourcer, naviguer, espace, bienfaisant, errance, vide, partager, austral, assis, ambivalent, manque,  obsidienne, orage, onde.

     

    Les plumes 15 : Solitude

     

    Quelle angoisse, ce silence est oppressant brusquement et soudain les ténèbres n’en semblent que plus sombres. Un calme pourtant si bienvenu après ce  vacarme assourdissant, quelle musique déplaisante, même horripilante.

    Elle se hâte de rejoindre la Rue de la Paix, une rue au nom si approprié, si à propos, une porte ouverte sur  un espace bienfaisant

    Habituellement elle aimait  se  ressourcer dans des ambiances festives. Le bruit, la foule, la promiscuité,  l’anonymat lui donnant  le sentiment bizarre d’exister.

    Ce soir elle ne ressent pas ce bien être, Elle se trouve un peu perdue à tous les sens  du terme. Apres de vaines  négociations, ses amis de bringue incapables de la convaincre de poursuivre cette soirée  chez  l’un d’entre eux, l’ont abandonnée sur le trottoir.

    L’orage menace, il lui faut se mettre rapidement à l’abri. Comme  Vadim lui manque, il s’en  est allé naviguer dans les mers du Sud

    Elle l’imagine à la barre de son voilier, L’Onde Marine, sous le ciel austral.

    Une affreuse sensation de vide l’étreint. Idiote en cet instant  elle devrait partager ces agréables moments avec lui  et non  pas courir sous cette  froide pluie.

    Tout n’est point en ordre  dans sa tête. La solitude lui pèse en cet instant, loin de lui elle n’existe pas, pourtant elle prône un besoin d’indépendance absolue Quels sentiments ambivalents !

    Machinalement elle triture son pendentif en obsidienne, signe de nervosité.

     

     

    Les plumes 15 : Solitude

     

     

     

     

     

     


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    Petit concours chez Olivia Billington

     

    Pour Halloween, j’ai décidé de lancer un petit concours et de faire gagner un exemplaire dédicacé de mon recueil de nouvelles, L’odeur de la pluie sur le bitume brûlant.

    Pour participer, rien de plus simple : il suffit de partager ce concours – car oui, ce qu’un écrivain cherche, c’est de la visibilité, pour être lu – et de me le faire savoir en commentant cet article (avec le lien de votre partage).

    Comment ? En écrivant un billet sur votre blog, en partageant mon statut sur facebook (à mettre en public, sinon je ne verrai pas votre nom dans la liste de ceux qui ont partagé), sur twitter (je n’y suis pas, mais je suppose que c’est aussi possible de voir même si on n’est pas inscrit – quelqu’un peut me confirmer ? merci), sur hellocoton ou encore Pinterest (que je ne connais absolument pas).

    J’effectuerai un tirage au sort et donnerai les résultats le 31 octobre.


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    Dans le thème que vous inspire cette image

    chez  Sirene

     Assise sur le banc de pierre tout au fond du jardin,sous le grand orme majestueux , dont les branches touchent presque le sol , elle est assise là ,son  bouquet de roses crèmes entre les mains, le regard au loin .Elle semble poser pour les photographes mais il n’en est rien, elle est là paniquée, cachée  à l’abri des regards dans sa belle robe de satin et d’organza, Sa gorge est nue comme le veut la tradition, son futur époux lui offrira tout à l’heure une parure étincelante, elle le sait, elle la connaît. Ce sera une des 4 choses qu’il lui faut porter : quelle chose de vieux (la parure de la grande tante Hortense), quelque chose de bleu (les épingles à cheveux  dans son chignon de boucles brunes savamment élaboré par  sa coiffeuse Mimi)   quelque chose de prété (les boucles d'oreilles de tante Elise ) quelque chose de neuf ( cette robe choisie  par sa mère) quand au penny d'argent dans sa chaussure  plus personne ne s'en soucie

    Cette superbe robe brodée, écrue (le choix de maman, le blanc ne peut se porter  que de jeunes filles pures, elle sourit à cette pensée : qui le peut  de nos jours,) ne lui  plait pas,  bien quelle lui sied  à ravir, le bustier met en valeur sa taille fine et sa superbe poitrine. Les longues manches évasées, l’ampleur de la jupe, la traine, les arceaux donnant du volume à cette robe de princesse, tout lui déplait, lui pèse.

    Elle se sent oppressée (peut être maman  a t elle trop serré le corsage, une heure d’habillage, un laçage donnant un effet à tomber : c’est ce que dit maman)

    Non vraiment cette robe ne le convient pas, avoir cédé si facilement lui ressemble si peu, comme cette robe de Sissi (le rêve de maman bien sûr, elle le réalise à présent) comme ce mariage en grandes pompes, filles et garçons d’honneur en tenues d’apparat (du mauve pour les filles, des costumes en queues de pie pour les garçons).

    Non ce n’est point la robe, c’est cette boule au fond de son estomac qui  la dérange, pourtant elle n’a rien avalé au déjeuner, l’angoisse monte  (on dit que c’est le stress).

     On crie, on la cherche, la voix de maman haut perchée domine les autres, chez elle aussi le stress se perçoit, le ton vire dans les aigus dans ces moments là.

    -Isabelle, Isabelle !

    On lui secoue l’épaule, Isabelle émerge de son rêve ou de son cauchemar, le mariage est encore loin, le choix de la robe n’est encore pas arrêté.


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