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    les dernières plumes avec Olivia

    qui  fait un break

    elle  va me manquer

     

    Les plumes 131  OLivia dernière


    tourbillon – baïne – valse – dégringoler – étage – vertige – enivrer – alcool – poème – rime – raison
    Soit vous prenez tous les mots, soit vous en sélectionnez minimum cinq et vous ajoutez la consigne suivante : il doit y figurer une conversation téléphonique

     

    Les plumes 131

     

    Lauren vient de dégringoler de sa chaise. Fin saoule, Lucille tente de la relever sans succès. Lauren ne tient pas l’alcool !
    Isabelle se demande bien combien de mojitos elle pu boire au bar pendant quelle même préférait s’enivrer dans les tourbillons d'une valse avec ce jeune homme guindé qui lui sert de cavalier ce soir.
    Morose toute la soirée, elle en veut a Vadim sans rime ni raison.
    Au fond d’elle, il lui faut bien reconnaitre que Vadim doit fulminer dans son bureau. Elle l’imagine dans sa tour d’ivoire, ce complexe de bureaux de 40 étages. La vue sur Paris est sublime, bien quelle n’ai jamais pu l’apprécier à sa juste valeur, trop sujette au vertige. Ce bureau tout en baies vitrées est une petite merveille architecturale, conçu par un de ces tous nouveaux designers du moment.
    Il est, à son gout trop glacial : vitres, aluminium, blanc immaculé, meubles contemporains aux lignes épurés, enfin un bureau d’homme.
    Elle préfère de loin son petit bureau cosy, aux couleurs chaudes et son bureau en chêne patiné par les ans.
    Lauren la fait redescendre sur terre, déclamant à qui veut l’entendre un poème. De quels recoins de son esprit embrumé a t elle bien pu le sortir ?
    Elle évoque les baïnes gasconnaises et le plat pays de Brel !
    Mais vraiment c’est quoi ce texte ringard !
    Lauren s’est relevée, Isabelle se demande comment elle tient encore debout !
    Quel spectacle ! Un petit cercle s’est formé autour d’elle, Lauren dans ses grands jours de beuveries, tous leurs amis s’en souviennent et personne ne veut rater çà. Certains se rappellent, particulièrement les hommes, qu’elle peut aller jusqu'à leur faire un strip-tease.
    Isabelle est mortifiée, elle tente désespérément d’entrainer son amie vers la sortie. Quelle horrible soirée, Aurélie qui s’en est venue les narguer avec son énorme solitaire, Vadim qui lui a fait faux bond, ces déguisements qu’elle trouve désormais ridicules et Lauren « empéguée » comme un polonais, on ne pouvait rêver mieux !
    Elle cherche du regard une aide improbable, et l’aperçoit. Vadim est partout dans son élément, que se soit en costume cravate, ou tenue
    décontractée, sa silhouette de beau gosse attire tous les regards. Ceux envieux des hommes et béats des femmes. La preuve une pulpeuse jeune femme en tenue de Wonder-Woman, seins débordants de son bustier et longues jambes interminables, vient de se jeter à son cou
    C’est plus qu’Isabelle ne peut en supporter, avec un dernier sursaut d’énergie, elle parvient à dégager Lauren et l’entrainer vers Vadim. Vite fuyons !

     

    © MBCRéas


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    Changement, incrédulité ou incrédule (au choix), papillon, régénérer, chenille, évolution, climat, déguiser, magie, transformation, grossesse, adolescence, éclosion, cafard, majestueux, amour, éphémère, éperdu, envol.

     

    Les plumes d' Aspho : Métamorphose

     

    Ce matin là, tandis que l’aurore se teinte de ces éclatantes couleurs annonciatrices d’une douce journée, Arwan rentre chez lui d’un pas décidé Il ne réalise pas complètement que cette confrontation va bouleverser sa vie. Oui il sent au tréfonds de son âme que l’heure est aux changements. Au temps béni de son adolescence, durant laquelle il jouait avec insouciance, moqueur, il ne croyait en la puissance de la magie de Grand Ma, ni en celle de cette assemblée dite de sages. Pour lui, un ramassis de vieux débiles avec Grand Ma en tête. Orphelin très rapidement, sa mère n’avait jamais pu tempérer ses comportements. Celle-ci décédée aujourd’hui, l’avait mis au monde après une grossesse très difficile Il réalise soudain que Grand Ma avec sa grande sagesse, détentrice de ce savoir patientait en attendant l’éclosion du papillon. Arrivé sur la place du village, il croise les tôt levés .La boulangère vient juste de lever le rideau de sa boutique.C’est une petite femme à l’allure élancée, au regard d’une grande douceur. Qu’il pleuve, qu’il vente, que le soleil soit impitoyable, enfin quel que soit le climat, elle porte cette robe vaporeuse de plusieurs voiles et il semble toujours qu’elle va prendre son envol. Elle ressemble à une libellule, Aujourd’hui il comprend, oui Madame Odonate est une Evoluform, une femme libellule en réalité. Et porte si bien son nom réalise t il soudainement. Celle-ci reste interloquée  (voire incrédule ) en le regardant passer, et pense que l’heure de la transformation vient de sonner. La métamorphose en cours confirme la légende d’ Arwan et d’Enora. Car Arwan ne réalise pas, l’énergie vitale, l’aura qu’il dégage n’est pas éphémère. Éblouissante, aveuglante elle le transcende, le rend majestueux. Il est reconnu, c’est lui l’élu. Madame Odonate frissonne de crainte aussi, l’évolution est en marche. Il ne sera plus nécessaire de se déguiser, de dissimuler sa vraie nature, mais il faudra se battre aussi, les cafards vont sortir de l’ombre. Elle le salue avec le respect du à son rang, Arwan sourit surpris, alors que l’épicier se précipite à son tour pour lui serrer la main avec force, rejoint par le boucher et en quelques minutes un groupe hétéroclite l’entoure, tous des personnages d’un autre monde. Il sait au fond de lui qu’ils se cachent dans cette ville perdue au milieu d’une population humaine qui ignore leur existence. Ainsi il sait, intuitivement, que Banshee se régénère tous les 15 ans. Comment le sait-il ? Jusqu’à la veille, il se considérait comme un jeune homme ordinaire menant une vie monotone dans cette petite ville triste. Il se sent comme une chenille longtemps en hibernation, qui vient de se transformer en magnifique papillon. Les marques de respect et d’attention l’émeuvent, il se sent pousser des ailes, se sent fort, puissant et effrayé en même temps. Et surtout son cœur s’emballe à la seule pensée d’Enora, il se sait éperdu d’amour pour sa promise. Une certitude qu’il ne peut s’expliquer.

    - Arwan Edwin Brewhen tonne la voix de tenor de sa grand-mère, les faisant tous sursauter. Aussitôt la foule s’éparpille, chacun rejoignant, qui sa maison, qui sa boutique , retournant ainsi à ses activités. Grand Ma postée sur la grand place, les mains sur la hanches, sanglée dans un tablier blanc immaculé, des petites lunettes rondes au bout de son nez, un chignon bien serré sur la nuque ressemblait à une douce petite grand-mère ordinaire mais en réalité s’avérait être une femme de tête, impitoyable parfois. Nul ne l’ignorait la vénérant et la craignant encore plus.

     

    ©MBCRéas

     

     

    Les plumes d' Aspho : Métamorphose

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    soutien – famille – convivial – repas – réunion – confrérie – confrontation – humilité – orgueil – arrogance – mépriser – morgue – autopsie – trouver – réponse


    Soit vous prenez tous les mots, soit vous n’en sélectionnez que cinq et vous ajoutez la consigne suivante : un des personnages doit dire "je n’aime pas la tiédeur des sentiments"

     

     Aatelier Olivia : Les plumes 130

     

    Arwen ferme les yeux puisant au fond de lui-même l' énergie nécessaire et se surprend à la trouver.
    Une lueur incandescente émane de lui brusquement, jamais il n’aurait pensé que tout soit encore là, latent et que la puissance de ce don inutilisé depuis si longtemps puisse resurgir aussi aisément. Les rares réunions de la confrérie qu’il méprisa longtemps, s’avèrent finalement profitables.
    Une douce chaleur l’envahit, il le perçoit de la racine de ses cheveux à tous ses membres. L’animal gémit effrayé, il l’entend et rouvre les yeux. Une bouffée d’orgueil le submerge aussitôt découvrant l’animal à sa merci.
    Ondine est à ses pieds, la main posée sur la tête de la bête dans un geste qu’elle veut rassurant.
    Sublime beauté fatale pense Arwan se demandant ce qu’il va se passer
    - Qui es- tu ? lui demande Ondine
    - Je suis Arwen petit fils d’ Armaelle .
    Ondine recule sous l’effet de la surprise le nom d’Armaelle est très connu dans son monde, tout comme ses talents de magicienne. Une famille dont l’arrogance ne connaît aucune limite sans aucune once d’humilité. Légende ou réalité selon les uns ou les autres.
    Arwen encouragé par ce changement de situation se lève époussetant son jean maculé de terre, la jeune femme est grande, mais il l’est encore plus avec son 1, 80 et cela lui déplait qu’elle le toise de toute sa hauteur, lui donnant un sentiment d’infériorité. Elle soutient son regard avec morgue lui semble t il.
    Ils sont là, face à face, Arden toujours subjugué par la jeune femme. Son aura est immense, mais il sait qu‘il ne craint plus rien son bouclier fonctionne à merveille au-delà de ses espérances, elle le sait aussi.
    - Et toi ? Ondine ? lui lance-t-il
    La jeune femme éclate de rire, de ce rire cristallin qu’il a entendu 1000 fois depuis qu’il l’a piste.
    Arwen se demande ce qu’il peut être aussi drôle. La réponse ne tarde pas à venir.
    - Je ne suis pas Ondine, auquel cas tu serais mort depuis longtemps malgré tes pouvoirs, à la première seconde à laquelle tu as commencé à m’épier. Ton autopsie réclamée par l’agent Arnold laisserait planer le mystère sur ta mort soudaine. Les humains cherchent toujours des réponses rationnelles Crois moi la rencontre n’aurait pu être plus conviviale bien que faite autour d’un bon repas !
    Arwen tressaille en entendant ces mots. Il n’aurait jamais imaginé une telle confrontation.
    La jeune femme sourit, heureuse de le surprendre à son tour.
    - Je savais ne pas être en danger malgré les craintes d’Anaïg reprend elle en désignant la louve qui s’est couchée à ses pieds. Mais il semblerait que son avis soit resté différent puisqu’elle t’a piégée. Elle a pris d’énormes risques.
    Au loin un loup hurle, Anaïg lui répond et se met en route comme répondant à son appel.
    - Oui rentrons il est temps, la lune va bientôt disparaître. Souffle t elle à la louve. Sur ce elle tourne les talons et s’élance vers le lac de sa démarche gracile
    - Attend je ne sais pas ton nom lui crie Arwan.
    Elle s’arrête, se tourne vers lui pose un baiser sur ses doigts et l’envoie en sa direction
    Arwan en sent le souffle sur sa joue, c’est comme si elle l’avait réellement embrassé.
    - Nous nous reverrons bientôt Arwan.
    Arwan reste là les bras ballants, frustré sans réponses à toutes ses nouvelles interrogations

    ©MBCRéas

     

     Aatelier Olivia : Les plumes 130

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    Lumière – éclairage – clarté – lampadaire – attente – rendez-vous – quand – bientôt – demain – jour – nuit – aube – début

    Soit vous prenez tous les mots, soit vous n’en sélectionnez que cinq et vous ajoutez la consigne suivante : le lieu de l’action doit être au bord d’un lac.

     

     

     

    L aube ne tardera pas pointer le bout de son nez. Le moment ou le jour chasse les ombres de la nuit reste un instant époustouflant que peu de personnes peuvent apprécier .Notamment dans cet endroit magique, féerique. C’est la nature qui s’éveille, premier signe annonciateur, le coq que l’on entend mais ne voit pas. La cloche du village ne va pas tarder à carillonner après sa pause de la nuit. L’on frissonne encore, mais bientôt on appréciera la fraicheur du lac que l’on aperçoit en contrebas La lueur de la pleine lune s’attenue doucement, le soleil lui volera la place. Agenouillé derrière un buisson d’aubépine il attend. C’est l’heure du rendez vous, bientôt elle sera là. Un bruissement le fait sursauter, la voilà, c’est elle l’être enchanteur qui hante ses heures. Comment un être semblable peut il exister ? Depuis sa première rencontre il est subjuguée par Ondine (une légende de village raconte qu’il vaut mieux l’éviter, par sa beauté époustouflante elle séduit les jeunes males et les entrainant avec elle dans le lac et les noient) Depuis des années personne n’a plus fait allusion aux apparitions de cette déesse en cet endroit , et il s’en est gardé, d’abord par crainte d’être pris pour un fou mais surtout afin de garder la belle pour lui. Il croit en la légende, cet être si parfait auréolé de mystère ne peut exister en ce monde. Ses apparitions les seuls jours de pleine lune comme un rituel ne peut s’expliquer autrement. Aussi pour lui la sculpturale jeune femme ne peut être que l’enchanteresse Ondine. Elle chantonne, d’une douce voix cristalline et envoutante, en quelques pas d’une démarche gracile elle atteint les eaux miroitantes, dans se yeux émeraudes brille milles étoiles. La clarté de lune rend lumineuse sa blonde chevelure qui tombe en cascades sur se épaules nues. Bientôt elle va se dévêtir et ses voiles de dentelles diaphanes tomber à ses pieds dévoiler la belle dans sa sublime nudité Il se sait voyeur, mais et est ce du voyeurisme que d’apprécier le spectacle d’un être chimérique ? Tout à ses pensées, il en perd sa prudence, une branche craque sous ses pieds, un grondement et bientôt un monstre le tient en respect.

     

    ©MBCREas

    Les plumes 128 Au bord du lac

     

    Les plumes 128 Au bord du lac


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    Atelier OLivia

     

     

    Lumière – éclairage – clarté – lampadaire – attente – rendez-vous – quand – bientôt – demain – jour – nuit – aube – début

    Soit vous prenez tous les mots, soit vous n’en sélectionnez que cinq et vous ajoutez la consigne suivante : le lieu de l’action doit être au bord d’un lac.

     

     

    Olivia les plumes 128

     

    L’aube s’en vient doucement à pas de velours chasser la nuit. Une douce lumière filtre à travers les voilages, les volets ne sont pas clos et bientôt une clarté aveuglante viendra baigner la chambre. Allongée sur son lit Lucille apprécie le lever du jour, bien qu’épuisée après cette nuit sans sommeil, assaillie de cauchemars et d’ombres. Ses peurs nocturnes les plus profondes s’estompent, les monstres retournent dans les placards comme lorsqu’elle était enfant . C’était seulement quand le soleil envahissait la chambre et illuminait la pièce, qu’alors elle s’extirpait de son lit. Les débuts de matinées s’avéraient difficiles en hiver, se souvient-elle.

    Lucille soupire, chasse les couvertures au pied de son lit, aujourd’hui elle accompagne sa mère chez l’oncologue pour son rendez vous hebdomadaire.

    L’agent O’Malley doit la rappeler demain, une attente fébrile commence des à présent. Elle se surprend à compter les heures.

    La veille elle avait apellé Rose et parlé avec Antoine son fils.Malgré l’air enjoué de Rose, et sa divine comédie, ce petit cinéma qu'elle lui avait  joué dans le seul but de la rassurer, elle a bien senti poindre de l’inquiétude chez son amie. Car quand elle lui eut raconté l’épisode de la photo, la voix de Rose s’était  voilée de surprise et d’inquiétude, elle en est sure, elle connaît bien trop son amie.

    Un rebondissement inattendu, une menace à peine masquée. Rose restant pragmatique se demandait si ce mot au dos de la photo se trouvait  bien être de la main d’Adrian. Et sous cet éclairage nouveau ,songé que celle-ci devrait être versée au dossier. Ne souhaitant inquiéter davantage Lucille, elle lui avait  parlé de tout et rien, lui racontant les mondanités Bostoniennes auxquelles elle échappait , ou manquait selon l’idée que l’on s’en fait. Mais la rassurait  dans un éclat de rire (forcé)  :

    - quand tu rentreras ,Boston sera toujours Boston lui lança t elle.

    Elle lui raconta qu’Antoine avait grimpé sur le lampadaire du jardin pour récupérer un chaton effrayé à la demande de Linette

    - Il sera là jeudi, depuis qu’il sait qu’il vient te rejoindre il est excité comme une puce, il lui tarde de faire la connaissance de ses grands parents, Comme je regrette de ne pouvoir te rejoindre aussi, mais mon médecin s’y refuse, avec cette fracture, les risques de phlébite sont trop élevés, j’enrage Lucille, quel accident idiot.

    Après avoir raccroché, Rose contactait l’agent du FBI l’informant de l’envoi de la photo chez les parents de Lucille. L’agent O’ Malley la rassurait, il gérerait la situation et mènerait une enquête approfondie, contacterait Lucille et lui demanderait de la lui faire parvenir.Finalement cet incident pourrait tourner à leur avantage

    Pour l' heure Lucille se réjouit Antoine sera bientôt là,  toute la petite famille sera réunie.  Bizarrement sa mère sent beaucoup mieux, l'espoir de faire la connaissance de son petite fils semble avoir décuplé ses forces. 

     

    ©MBCRéas

     

    Olivia les plumes 128

     

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